Fanlore

Voici des traductions faites par Alma de certains articles relatifs au slash K/S disponibles sur la page Fanlore :

Version Française :
L’histoire du K/S Les fondements du K/S ont été posés en réalité par Isaac Asimov en collaboration avec quelques-uns des créateurs de Star Trek, dont Robert Justman et Gene Roddenberry lui-même. Selon Justman dans Inside Star Trek : The Real Story [Au cœur de Star Trek : La véritable histoire], le Capitaine Kirk avait été destiné dès le début à être le point d’attraction, le personnage central de la série, et William Shatner était payé en conséquence, mais la réaction des fans à M. Spock était bien plus importante. Afin de ramener l’attention des spectateurs vers le Capitaine, Roddenberry demanda [qu’on lui propose] des idées. Dans une lettre, reproduite dans Inside Star Trek, Isaac Asimov suggérait que les scénarios et les acteurs devraient montrer les deux hommes en train de devenir des amis proches, y compris des incidents où ils se sauvent la vie mutuellement. De cette manière, quand les spectateurs penseraient à Spock, ils penseraient aussi à Kirk, et ils penseraient beaucoup de bien de lui parce que Spock le faisait. Asimov suggérait également que l’on donne à Kirk des intrigues intéressantes, par exemple : résoudre des mystères, se déplacer incognito, etc. Les auteurs du livre ne parlent pas du tout de fan fiction [histoires écrites par les fans], encore moins de K/S, mais il est possible que ce soit là ce que les fans ont repris à leur compte au moment où ils commençaient à spéculer sur le fait de savoir à quel point ils [Kirk et Spock] étaient proches.Dans le numéro de novembre 1975 de Warped Space, il y avait une histoire qui fit parler les gens. Un(e) fan écrit dans le letterzine [magazine conçu comme un forum de discussion pour les fans] The Halkan Council n° 20/21 : « En considérant le débat biaisé [oblique : indirect ou déviant, peut-être un jeu de mots sur « oblique » : / = slash] qui circule parmi certains d’entre nous depuis que Warped Space a publié « To Need a Friend » [« Besoin d’un ami »] – parlons ouvertement de cette chose débile [« the premise », c’est-à-dire « l’hypothèse » slash]. Je doute sincèrement qu’il y ait ou puisse y avoir une relation sexuelle entre aucun des membres du trio Kirk/Spock/McCoy. En tenant compte du fait que McCoy garde la morale des gentlemen de l’ancienne école, que Kirk recherche les femmes de façon compulsive, ET que Spock marque de la réticence pour les relations d’ordre physique, cela me semble plutôt improbable. Le seul des trois que je pourrais éventuellement imaginer dans cette espèce de relation serait Kirk – et seulement si son immense intérêt pour le sexe opposé était une couverture (déjà pour lui-même) pour cacher son intérêt envers les autres hommes. Mais dans tous les cas, je doute que [son choix] serait Spock. » En octobre 1976, Shelter de Leslie Fish sortit dans Warped Space n° 20. Shelter fut la première véritable histoire slash dans le fandom [la communauté des fans]. (Ce fut aussi la première cave story [« histoire de grotte »] – un genre qui a perdu de l’importance à présent, mais qui fut un jour très populaire : si rien d’autre ne marche, abandonnez-les sans ressources près d’une grotte confortable, et tout s’arrangera bien). Tiré d’un numéro de Interstat n°12 (octobre 1978) : Susan Sackett, l’assistante personnelle de Gene Roddenberry, écrit : « A ce que je comprends, il existe, quelque part dans la communauté des fans, des fanzines [magazines édités par les fans] qui dépeignent avec subtilité et même ouvertement une relation homosexuelle entre Kirk et Spock. Aucun de ceux qui en écrivent n’a jamais eu le courage d’en envoyer une au bureau de Gene Roddenberry. Ce qui me surprend, c’est que personne ne dit jamais pourquoi ces deux personnages, se comportant comme des hétérosexuels en apparence, devraient être les seuls à bord à être impliqués dans ce genre de relation [amoureuse]. Après tout, qui sait qui nous aurions pu faire fraterniser à bord de l’Enterprise. Qu’en est-il de Sulu et de Chekov ? Ils sont assis côte à côte et s’observent beaucoup, vous savez. Ou qu’en est-il d’Uhura et de Chapel ? Avec Spock qui se consume pour n’importe qui (avec un peu de chance Chapel) tous les sept ans et sans aucun mec noir en vue pour Uhura, qu’est-ce qui les empêche de se chercher tous les deux ? Bones et Scotty ? Il nous reste l’assistante [yeoman] Rand. YeoMAN [yeo-HOMME]. Vous saisissez l’allusion ? D’ailleurs elle n’est pas vraiment certaine de son hétérosexualité. Au final, nous savons pourquoi le contrôle des naissances est si efficace sur l’Entreprise. Nous avions déjà les années ’90 Gay [Homo]. On se souviendra probablement de cette décennie dans l’Histoire comme les années ’70 Gay – et cela fait un bien considérable finalement dans l’aide apportée à la reconnaissance des homosexuels et au travail pour leur libération. Ils [Kirk et Spock] n’ont tout simplement pas été créés comme des personnages homosexuels. Pourquoi essayer de les changer ?... La bonne littérature Star Trek écrite par les Fans devrait être strictement BASEE SUR STAR TREK. C’est tout simplement logique. [Cette lettre est suivie de la déclaration : « Ces commentaires reflètent mon opinion personnelle, pas forcément celle de Gene Roddenberry ou celle du studio »]. « L’Hypothèse » [The Premise] Alors que les histoires au sujet de Kirk et Spock amants commençaient à voir le jour, les discussions à la fois pour et contre le K/S apparurent dans les letterzines [magazines conçus comme des forums de discussions pour les fans] et les lettercols. La controverse dans son entier fut appelée de façon non officielle « the premise» [l’hypothèse, la supposition, le principe, etc.], comme dans : « Je ne crois pas à « l’hypothèse », mais je n’ai rien contre ceux qui y croient » ou « Je ne peux pas comprendre comment tous les bons auteurs ont pu commencer à écrire sur  « l’hypothèse » ». L’expression fut utilisée par les deux camps tout au long de la fin des années ’70. Quelques réactions des fans de la première heure Tiré d’Implosion, n°5 (1977) : « Je suis plutôt surpris(e) de constater que d’autres personnes sont surprises de la controverse qui entoure ALT. Il était, après tout, le premier magazine qui traitait en profondeur d’un sujet qui était fait pour mettre beaucoup de gens mal à l’aise pour le moins, à cause de raisons théoriques (l’idée de l’homosexualité) et spécifiques (Kirk et Spock font CA ?). Je suppose qu’avec l’accent important mis sur la relation Kirk/Spock, au cours de cette dernière année plus ou moins, le sujet était inévitable, compte tenu surtout du climat actuel – si quelqu’un l’a remarqué, c’est aussi l’Année de l’Homosexualité à la télévision ». « Nous ne sommes pas homosexuels, simplement, nous nous aimons » ou « Le Gen Fan [fan qui lit des histoires non-slash] inconscient ». Tous les fans ne sont pas d’accord pour dire que la relation étroite qu’ils voient à l’écran entre le Capitaine Kirk et M. Spock se traduit par une relation sexuelle. Comme K.S. Langley le soutient, les fans perçoivent souvent une intimité physique dans ce qui est principalement une intimité émotionnelle. Et parce que le slash est dans l’œil de celui qui le voit, aucune position ne peut se référer au canon pour trouver de preuve définitive : « …certains des premiers débats au sujet du K/S, quand les fans de K/S se référaient à des exemples d’intimité physique et/ou émotionnelle comme des « preuves » du slash, et que ceux qui n’étaient pas partisans du K/S (et les anti-K/S) répliquaient que l’intimité physique et/ou émotionnelle n’est pas nécessairement une preuve de relation sexuelle/romantique. Et, fan de K/S que j’ai toujours été, je suis d’accord avec cela. Avec Kirk et Spock, Starsky et Hutch, et d’innombrables autres « duo », les amitiés épiques, etc., vous vous attendriez aussi à voir une telle intimité. Maintenant, vous pouvez lancer l’affaire et dire que de tels niveaux d’intimité ne plaident certainement pas « contre » la possible extrapolation d’une relation slash, mais, en soi et par soi, cela ne peut pas constituer une « preuve » définitive non plus. » Comme preuve de la nature subjective de ce qu’est et n’est pas le K/S, elle poursuit en disant : « Par exemple, je me souviens d’une lettre très émouvante de Spock à McCoy dans un autre magazine, dans laquelle Spock écrivait qu’il aimait McCoy. Il ne l’entendait pas de façon romantique. Il n’était pas inhabituel pour les gen writers [auteurs d’histoires non-slash] (à l’époque ou aujourd’hui) d’intégrer des choses comme celles-là dans leurs histoires. Ils ne le percevaient pas comme du slash, et ils ne l’intégraient pas comme étant du slash. » L’âge d’or du K/S 1979-1980 [choix de date retenu par la traductrice] Star Trek – Le film est sorti et plus important peut-être pour les fans de K/S, est sortie aussi son adaptation littéraire par Gene Roddenberry. A l’intérieur, il inventa un nouveau mot pour décrire la relation Kirk/Spock, en disant que Spock envisageait Kirk comme étant son t’hy’la, un mot vulcain qui, nous dit la note, peut signifier « ami », « frère » ou « amant ». Les fans de K/S l’ont pris comme une justification canonique, après tout Roddenberry n’était pas obligé d’inclure « amant » dans la définition. Etrangement, ceux qui ne sont pas partisans du K/S ont fréquemment essayé de l’utiliser comme « preuve » que nous avions tort.
Version Originale :
K/S History « The foundations for K/S were actually laid by Isaac Asimov along with some of the Star Trek creators, including Robert Justman and Gene Roddenberry Himself. According to Justman in Inside Star Trek: The Real Story, Captain Kirk had been intended from the beginning as the central, focal character in the series, and William Shatner was paid accordingly; but fan response to Mr. Spock was much greater. In order to turn audience attention back toward the Captain, Roddenberry asked for ideas. In a letter reprinted inInside Star Trek, Isaac Asimov suggested that the scripts and actors should show the two men becoming close friends, including incidents where they save each other's lives. That way, when viewers thought of Spock, they would also think of Kirk, and they would think highly of him because Spock did. Asimov also suggested that Kirk be given lots of intriguing, interesting things to do, e.g. solving mysteries, going incognito, etc.[1] The book's authors do not speak of fan fiction at all, let alone K/S; but it is possible that this is what fans picked up on as they began to speculate about just how close they were ».In the November 1975 issue of Warped Space, there was a story that got people talking. A fan writes to the letterzine The Halkan Council #20/21: "Regarding the oblique debate that has been floating around among some of us since Warped Space printed "To Need a Friend" -- let's get the silly thing out in the open. I sincerely doubt if there is or could be a sexual realtionship between any of the Kirk/Spock/McCoy trilogy. Considering McCoy's old-fashioned gentlemen's morals, Kirk's compulsive pursuit of women, AND Spock's disinclination for physical relationships, it seem rather unlikely to me. The only of the three I could possibly imagine in that sort of relationship would be Kirk -- and only if his vigorous interest in the opposite sex was a cover-up (even to himself) of interest in other men. But in either case, I doubt if it would be Spock." In October 1976, Shelter by Leslie Fish came out in Warped Space 20. Shelter was the first true first time slash story in fandom. (It was also the first cave story -- a genre that has receded in importance now, but was once very popular: if nothing else works, strand them on a planet with a nearby cozy cave, and everything will work out fine.) From an issue of Interstat #12 (October 1978): Susan Sackett, Gene Roddenberry's personal assistant, writes: "It is my understanding that there exist, somewhere in fandom, fanzines with subtly and even openly portray a homosexual relationship between Kirk and Spock. No one who has written one has ever had the courage to send one to Gene Roddenberry's office. What surprises me is that no one has ever mentioned why these two apparently straight-appearing characters should be the only ones on board in this kind of relationship. Why, who knows who we might have fraternizing aboard the Enterprise. How about Sulu and Chekov? They sit together and see a lot of each other, you know. Or how about Uhura and Chapel? WIth Spock in heat for anyone (hopefully Chapel) every seven years, and and with no black dudes in sight for Uhura, what's to stop them from digging each other? Bones and Scotty? That leaves Yeoman Rand. YeoMAN. Get it? Even she's not too sure of her straightness. At last we know why there's such good birth control on the Enterprise. We already had the Gay 90's. This decade will probably go down in history as the Gay 70's -- and it has done considerable good in helping to at last recognize gays and to work for their liberation. They just weren't created as gay characters. Why try to change them?... Good Star Trek Fan literature should be accurately be BASED ON STAR TREK. It's only logical." [This letter is followed by the statement, "These comments reflect my personal opinion, not necessarily that of Gene Roddenberry or the studio."] « The Premise » As the stories about Kirk and Spock as lovers started to appear, conversations both for and against K/S appeared in Trek letterzines and lettercols. The entire controversy was unofficially titled "the premise", as in "I don't believe in 'the premise', but I don't mind those who do" or "I can't stand how all the good writers have started writing about 'the premise'." The phrase was used by both sides throughout the late '70s. Some Early Fan Reactions From Implosion #5 (1977): "I'm rather surprised that other people are surprised at the controversy surrounding ALT; it was, after all, the first zine to deal at length with a top that was bound to make a lot of people uncomfortable at the very least, for the threoretical (the idea of homosexuality) and specific (Kirk and Spock are doing THAT?) reasons. I suppose that with the great emphasis on the Kirk/Spock relationship, in the last year or so, the topic was inevitable, especially given the current climate -- if anyone has noticed, this is also been the Year of the Gay on television." "We're Not Gay, We Just Love Each Other" or the "Oblivious Gen Fan" Not all fans agree that the close relationship they see on the screen between Captain Kirk and Mr Spock translates into a sexual one. As K.S. Langley argues, fans are often reading physical intimacy into what is mainly an emotional intimacy. And because slash is in the eye of the beholder, neither position can point to canon for definitive proof: ...some of the earliest debate about K/S, when the K/S fans would point to instances of physical and/or emotional intimacy as "proof" of the slash, and the non-K/Sers (and anti-K/Sers) would respond that physical and/or emotional intimacy is not necessarily proof of a sexual/romantic relationship. And, K/S fan that I've always been, I agree with that. With Kirk and Spock, Starsky and Hutch, and countless other "buddy pairings," epic friendships, etc. you also would expect to see such intimacy. Now, you can make a case that such levels of intimacy certainly don't argue *against* the possible extrapolation of a slash relationship, but, in and of itself, it cannot be taken as definitive "proof" either." As evidence of the subjective nature of what is and is not "K/S" she goes on to say: "For example, I recall a very moving letter from Spock to McCoy in another zine, in which Spock wrote that he loved McCoy. He did not mean it romantically. It was not unusual for gen writers (then or now) to include things like that in their stories. They didn't see it as slash, and they didn't include it as slash." The K/S Golden Age 1979-1980 Star Trek: The Motion Picture came out, and perhaps more importantly for K/S fans, so did the novelization by Gene Roddenberry. In it, he coined a new word for the Kirk/Spock relationship, saying that Spock thought of Kirk as his t'hy'la, a Vulcan word that, the footnote tells us, can mean "friend," "brother" or "lover." K/S fans took it as canonical justification; after all Roddenberry didn't have to include "lover" in the definition. Strangely, non-K/Sers frequently tried to use it as "proof" that we were wrong.

Source : History of K/S Fandom

1 Comment

One Response

  1. duneline dit :

    Au début, puisque j’ai vu l’intégrale des épisodes de Star Trek, la TOS, je n’ai pas adhéré à ton analyse du premier épisode. Puis je l’ai revu et effectivement, des détails m’ont sauté aux yeux.
    Merci pour ton analyse très fine et lucide! J’attends les prochaines avec impatience!

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